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La Nouvelle Zelande : tout sauf All Black ! - 05/11/2007

48 heures dans les aeroports d'Amerique du Sud et trois vols successifs !
Arrives a 6h du matin a l'aeroport de Cuzco le 17 octobre, on a la surprise de decouvrir que notre reservation a ete tout simplement effacee des ordinateurs de LAN, notre compagnie aerienne. Apres de longues discussions, nous reussissons a prendre un avion dans l'apres midi pour Lima ou nous arrivons vers 18h. Puisqu'il faut etre de retour a 4h du matin le lendemain pour notre prochain vol, nous pesons le pour et le contre : vu le cout de transfert en ville et le peu de temps et de monnaie locale dont nous disposons, nous decidons de passer la nuit sur place ! Malheureusement, ce contretemps nous a prive de la rencontre fort attendue avec Martin, le plus Roubaisien des Peruviens (ceux qui ont partage un repas dominical a l'Imperatrice Eugenie s'en souviennent). Que pena !!!A l'aeroport, on s'organise pour la nuit... On explore notre chambre, la plus grande qu'on ait jamais eue : environ 20 000 metres carres, escalators inclus ! Au guichet d'enregristrement, on se pese sur les tapis roulants ou defilent les bagages. On bouquine, on fait du leche vitrine, nos gros sacs sur un caddie, on observe la vie de cette fourmiliere permamente. Ce lieu qui n'est qu'un passage pour tant de monde, aura ete notre home sweet home - un remake du film "Le Terminal" avec Tom Hanks ! Le temps passe beaucoup plus vite que prevu et on parvient a dormir (un peu partout, sur les tables, les chaises ou les fauteuils) avant de s'envoler pour notre escale chilienne, a Santiago. Et la bas... ce fut un peu le meme topo... Quelques heures seulement avant notre prochain vol ? Le refus de la maison de change de transformer nos pieces peruviennes en monnaie chilienne ? Une taxe d'aeroport prohibitive a payer si nous sortions de l'aeroport pour y revenir ? Assez pour nous decider a recidiver notre attente dans les halls climatises ! Mais cette fois, alors qu'on se rend compte qu'avec nos 1 300 pesos chiliens on ne pourra s'acheter qu'un paquet de chewing gum pour deux dans la journee, on opte pour une solution beaucoup plus luxe et on choisit le salon prive de notre compagnie aerienne. Contre quelques euros, on aura acces a la tele (bonheur), a des snacks et boissons a volonte (malheur) et surtout a internet tout l'apres midi (comment resister ?). Nous passons donc tres vite nos dernieres heures entre deux eaux. Un vol agreable de 12 heures nous attendait. Il passa comme un charme. A notre arrivee...

Changement de monde...
Plus de lamas, plus de chiens errants, plus de cholitas bebe dans le dos, ni de petits stands ou manger a toute heure. Nous avons quitte l'Amerique Latine. Plus de bus bondes, plus de cybercafes a tous les coins de rue, plus de negociation sur tout et n'importe quoi, plus de tags politiques sur les murs des villes... Definitivement ce continent est derriere nous. Les toilettes publiques sont propres et gratuites, on parle Anglais a tour de bras, on croise de nombreuses personnes d'origine asiatique, il y a des moutons partout et l'herbe est verte, les cours d'eau ne sont plus asseches, les chiens sont toilettes et en laisse, les douches sont reellement chaudes, les habitants ne marchent pieds nus que sur des plages de sable fin... Bienvenue en Nouvelle Zelande !Quatre millions d'habitants sur deux iles, 44 millions de moutons et 60 millions de possums... Les chiffres sont poses. La densite d'habitants est souvent extremement faible et fait la part belle aux paysages deserts et immacules. On les decouvre a bord d'un drole de vehicule ...

Jucy, notre campervan !
Jucy, c'est son petit nom. C'est surtout celui de la compagnie qui nous l'a loue pour 18 jours. Des notre arrivee a l'aeroport d'Auckland, on reserve un van equipe et on prend la route. Notre petite automobile nous aura permis d'arpenter plus de 4 000 kilometres. Souvent seuls sur les routes, tres bien tenues et signalees, mais trop souvent tachees des petits corps poilus des possums (ces petits animaux ont ete introduits en Nouvelle Zelande pour leur fourrure et leur developpement est devenu incontrolable... ils sont maintenant bien trop nombreux aux yeux des Kiwis, compte tenu des degats qu'ils commettent. Ils sont consideres comme une plaie... De la a dire qu'ils sont volontairement ecrases... ). Jucy nous aura donc offert beaucoup d'independance et de liberte ! Plus de bus a attendre, plus de gare a trouver, plus de chambre a negocier... Notre van se transforme la nuit en une chambre, apres quelques manipulations de banquettes. La table devient notre sommier. On baisse les rideaux rouges sur les vitres et pare brise et nous avons notre cocon. Le matin, on remet tout en place et bien installes sur nos banquettes, on profite de notre kitchenette integree : frigo, plaques de cuisson, evier. Elle nous aura aussi offert quelques deconvenues : une amende assaisonnee des la premiere heure de location pour stationnement non paye (en toute bonne foi, on pensait le parking du supermarche gratuit) ; une prise au vent impressionnante en pleine tempete qui nous a souvent faire craindre un retournement ; une difficulte certaine a monter les pentes sinueuses des montagnes, qui nous a fait redouter une marche arriere en pleine ascension ; une belle fuite egalement de la portiere, lorsque nous avions a subir 48 heures d'averses non stop dans l'Ile du Sud : reveil matin glace sur notre banquette trempee et nos sacs de couchage perces par la pluie continuellement infiltree ! Et puis, on l'a un peu abimee notre Jucy, il faut le dire... C'est un gros bebe, boite automatique, qu'il faut manipuler a gauche qui plus est... On l'a donc un peu erafle dans une station service... A l'heure de l'ecriture, nous ne connaissons pas encore les consequences financieres de ce petit accroc ! Cela dit, ce que nous avons pu voir et decouvrir de ce pays, souvent seuls face a l'immensite des paysages, aura ete une belle recompense de cette facon de voyager...

De la plage a la montagne en quelques heures
Eviter les villes. Prendre le large. C'est un peu ce qui a guide notre periple. Apres un passage express a Auckland, nous prenons donc directement la route de la Peninsule de Coromandel. Hahei Beach, une plage magnifique, nous y attend. Sable clair, eaux limpides... L'ocean Pacifique nous offre un premier contact radieux. Les forets en bord de mer dissimulent un joyau : Cathedral Cove, un pont de pierre naturel sur la plage, une alcove romantique et majestueuse. On avale les kilometres. Toutes les routes sont belles, tous les panoramas meritent un arret photos. Les verts se succedent dans une palette infinie. Le vert gai et chantant des patures. Petites taches blanches de moutons. Le vert solennel des forets a perte de vue. Le territoire est couvert par 14 parcs nationaux et autant de reserves naturelles. La nature est sauvage, intacte, preservee.
En quelques heures, on perd de vue l'ocean pour apercevoir des sommets enneiges. Le volcan Ruapehu porte encore son beau manteau de neige. Apres avoir glisse timidement les pieds dans l'ocean glace, nous courons joyeusement dans la douce poudreuse de ce mont ! On a du mal a croire qu'aussi peu de temps et de distance separent des paysages si contrastes !
Tout aussi contrastes que la meteo d'ailleurs qui change du tout au tout au fil des heures... Le vent, la pluie, tout comme le soleil sont aussi sauvages que la nature et freinent ou motivent pas mal de nos deplacements et de nos activites. Pas une randonnee n'est envisageable ici sans prevoir a la fois creme solaire et polaire et sans s'enquerir du prochain bulletin meteo.
Face a ces changements soudains, quel bonheur de decouvrir des Kiwis (surnom affectueux des Neo-Zelandais) si egaux dans leur gentillesse, leur disponibilite et leur envie d'aider. Les rencontres ont souvent ete breves mais intenses. On se rappellera de ce gentil restaurateur qui nous aura offert une enorme portion de frites ou de la caissiere du cinema qui nous aura convies chez elle pour utiliser internet.
On s'attarde un peu plus a Wellington, la capitale tranquille du pays. C'est un peu plus l'ambiance de Bruxelles que celle de Paris. Les gens sont detendus, la vie semble simple et facile. On se ballade dans un centre a dimension humaine avant de gagner l'Ile du Sud a bord d'un ferry.
Au terme de la traversee, les cotes de l'Ile du Sud repondent deja a toutes nos attentes. Nous prenons la direction du plus petit parc National, l'Abel Tasman. Nous decouvrons les cotes du "bush" a bord de notre kayak de mer ! Apres une mini formation, on se lance a deux sur la mer de Tasmanie. Nous avons quelques heures de pagaie devant nous avant de devoir rejoindre les Terres. En route, on longe des iles et des plages superbes et nous faisons escale sur une superbe etendue de sable pour pique-niquer. Seules deux mouettes nous y attendent. Coquillages et crustacees, sur la plage abandonnee. C'est endroit restera le notre a jamais, un moment de paix et de bonheur de vivre. Il est deja temps de quitter notre plage. Le retour est un peu plus difficile : le vent s'est leve et nous sommes a contre courant. Les vagues nous poussent vers le large. Il faut lutter pour revenir, ne jamais s'arreter, prendre les vagues de plein fouet et parfois ramer dix minutes pour passer un petit cap... Apres l'experience romanesque, l'experience sportive...
Remis de nos emotions mouillees, en route vers les glaciers, ceux de Fox et de Franz Josef. Ceux qui reculent depuis des decennies mais sont encore particulierement impressionnants. Nous descendons a l'extreme sud pour decouvrir les Fjords. L'office de tourisme etant ferme, on se renseigne chez les pompiers pour la meteo de la route. Faut-il prendre des chaines ? La reponse est negative. Ouf. Seulement, on annonce de fortes pluies dans la nuit et la seule route d'acces sera donc fermee le lendemain matin pour risque d'avalanche. Il faut donc, selon eux, partir de suite ou partir beaucoup plus tard. On se precipite donc sur les 120 kilometres qui nous separent de l'entree des Fjords. Au coucher du soleil, on decouvre une route superbement fantomatique. Des plaines immenses au pied de montagnes enneigees. Un nouveau panorama epoustouflant a chaque tournant. On arrive a Milford Sounds sans encombre. La nuit, la pluie tombe. Sans discontinuer et violemment comme prevu. Seulement, elle ne s'arrete pas au petit matin... L'office de tourisme nous annonce que la route du retour a bel et bien ete bloquee, mais sans doute pour 48 heures !!! Vu le temps, toutes les croisieres vers les Fjords ont ete annulees. On se retrouve donc dans ce pseudo village, bloques pour 2 jours. Il y a en tout et pour tout, un cafe, un office de tourisme avec quelques brochures et internet a des prix prohibitifs, des toilettes publiques, une pompe a essence d'urgence, une auberge de jeunesse... et c'est tout ! Pas une maison et la radio qui ne passe pas au fond de ce cul de sac en bord de mer. On apprend une nouvelle fois la patience sur fond de rideau de pluie. On fait l'heureuse rencontre de Lin, un Francais et d'Anne Marie, une Bruxelloise, avec lesquelles nous echangeons anecdotes, experiences (ils voyagent depuis 30 ans) et diner ! Quand la pluie et les perspectives d'avalanche se calment, nous voyons arriver les cars de touristes. Les croisieres sont a nouveau accessibles. On decide quand meme de prendre le bateau malgre le temps plutot brumeux pour observer les chutes d'eau et les Fjords. Un spectacle impressionnant.
On visite quelques villes charmantes, Queenstown et Dunedin, avec en prime, la visite de l'usine Cadbury, dont nous repartons les narines gonflees d'odeurs de chocolat et un sachet a la main de plaques de 200 grammes !
Plus insolites, on touche du doigts les paysages etranges sculptes par la nature. Mystere du temps qui passe. Legendes maoris. Explications scientifiques divergentes. D'etranges pierres en forme de piles de crepes, modeles par l'ocean : escale aux Pancake Rocks. Pierres completement rondes posees sur la plage : les Moeraki Boulders nous apparaissent comme des ovnis, des meteorites echoues a nos pieds... Fantastique !

Le pays du Seigneur des Anneaux...
C'est aussi une rencontre avec l'univers fantastique de la celebre Trilogie que nous promettait la Nouvelle Zelande. Les trois films y ont ete tournes et le realisateur Peter Jackson a privilegie les decors naturels au tournage en studio. Aujourd'hui encore, ce tournage donne lieu a un business de tours organises assez onereux sur les traces d'Aragorn, Frodon, Sam et autres Elfes. Nous avons tente de retrouver quelques lieux magnifiques par nous memes.. grace aux longues heures que Ben a passees devant tous les bonus des DVD ! Il a glane, dans les interviews des acteurs et realisateurs, des informations precieuses, des noms de lieux...
Matamata... ses patures d'un vert si particulier. C'est le lieu de la Shire, la contree des Hobbits. On peut encore visiter les collines qui abritaient Bilbo... Mais pour 50 dollars par tete, et pour ne voir qu'une planche de bois laissee par l'equipe du film... Leger... On s'est donc abstenus !
On trouve ensuite la Dimholt Road (la route des morts) qu'Aragorn, Legolas et Gimli empruntent pour trouver du renfort. Sous le soleil, l'endroit n'a rien d'inquietant. Il est meme splendide. On passe du temps au milieu de ces formations rocheuses d'une extreme beaute.
Edoras... le royaume du Rohan... Ben en revait. La recherche n'a pas ete facile. On a donc passe un peu de temps a prendre des informations sur des livres consacres au Seigneur des Anneaux et a deplier des cartes routieres ultra precises dans les offices de tourisme. Finalement, on se batit un itineraire. Jucy nous emmene sur des kilometres de routes caillouteuses et caillassees. Et puis, on l'apercoit. Ce mont au milieu de nulle part. Au milieu d'une vaste plaine, entouree de cimes enneigees. On l'approche autant que l'on peut, a bord de la voiture. Chemin prive. Barriere. Il est pourtant tout pres, apres une pature et quelques bovins epars. On abandonne la voiture pour escalader la barriere. On approche a vive allure, mais on est vite freine par une premiere riviere. On contourne le lit profond pour trouver un chemin quasi sec quelques metres plus loin. Une seconde nous attend dix metres plus loin. On contourne a nouveau. A la troisieme, plus moyen de contourner. Elle est trop longue. On joue donc aux equilibristes sur quelques rochers disposes dans l'eau. La quatrieme n'a pas de rochers pour appuis. Nous decidons donc de jeter des pierres dans la riviere pour nous creer des marchepieds... Pas facile car les pierres roulent... On passe ainsi quelques cours d'eau... Malgre nos avancees, les rivieres de la plaine semblent de plus en plus larges et profondes. Assya renonce. A quoi bon monter la haut ? C'est pourtant le reve de Ben... Il ne se demonte pas. La seule solution est d'y aller franchement. Sous pas mal de vent et 15 degres a peine, il se dechausse, releve son pantalon et se lance dans les eaux tout droit issues des sommets glaces ! Ah la magie du cinema... L'eau aux genoux, il passe ainsi plusieurs rivieres et grimpe ensuite, a pieds nus, le mont "Edoras"... euh... le mont Sunday de son vrai nom. Assya est assez admirative de le voir seul, aller jusqu'au bout de ses reves. D'en haut, le panorama est sublime, desert et noble. L'aventure touche a sa fin. C'est le Retour du Roi aux nus pieds...

Plongee dans la vie sauvage !
Au dela de tous ces formidables moments, ce pays nous aura offert quelques experiences inoubliables : des instants rares et precieux d'observation des animaux dans leur milieu naturel. Des visions gravees sur nos retines. La beaute d'une nature si genereuse. L'emotion de vies et d'equilibres si fragiles.
Seuls sur la route du Cap Palliser, a l'exteme sud de l'ile du Nord, nous ressentons nos premiers emois. La plus grande colonie de phoques de cette ile vit ici. On espere y croiser quelques specimens. Quelle surprise de decouvrir des animaux assoupis sur le bord de la route... en pleine sieste sous le soleil. On s'approche petit a petit jusqu'a quelques metres de ces gros ours des mers. Ils sont a la fois mignons et terrifiants lorsqu'ils poussent des cris d'une intensite surprenante. On est tres emus de les voir si paisibles, a peine deranges par les rafales de vent qui nous deplacent et nous empechent de rester debout. Bruns, gris ou noirs, ces pachidermes se reposent sur l'herbe ou jouent dans la mer agitee. Les voir de si pres dans leur milieu naturel est un regal pour les yeux et le coeur.
Oamaru, ile du Sud. Nous avons rendez-vous avec des plus petits specimens : des pingouins. Une colonie de pingouins aux yeux jaunes et une colonie de pingouins bleus, les plus petits du monde, vivent ici. Ils sont proteges et on ne peut les observer qu'a une certaine distance, sans un bruit ni mouvement. On les decouvre avant le coucher du soleil ou plus tard dans la nuit. Ils sortent de l'eau, prennent immediatement la position debout et se deplacent, dans leur costume trois pieces, avec une demarche si amusante et craquante qu'on a le sourire aux levres. Ils ont l'air un peu ballots en se dandinant ainsi et pourtant, ces virtuoses menent une existence pleine de courage et d'obstination pour nourrir leurs petits, pecher et eviter les predateurs. Leur ballet du soir, le retour dans leur nid, les cris de leurs partenaires... sont de beaux instants de vie, saisis sur le vif.
Dernier dimanche, 12h, nous nous rendons au port pour embarquer. Au programme, une sortie en mer pour essayer d'observer le Dauphin Hector, le plus petit et le plus rare au monde. Il ne vit qu'en Nouvelle-Zelande, et l'operateur que nous avons choisi permet de nager avec eux, si les conditions le permettent... En arrivant a l'agence pour embarquer, nous echangeons avec une touriste qui a fait la croisiere du matin : ils ont vu deux dauphins de loin... On espere avoir plus de chance... A bord, nous sommes une dizaine en combinaison de plongee. On sort de la baie, vers l'ocean dont les eaux turquoises invitent a la baignade. Il fait grand beau, et on scrute la surface en quete d'une nageoire... Ah ! non, c'etait un phoque... On continue... jusqu'a ce qu'Assya, guetteuse sioux dans l'ame, apercoive un dauphin a cinquante metres du bateau. Puis deux, puis trois... Ils sont en fait quatre a venir tout pres, a jouer sous la proue du bateau, nous escortant quelques instants... avant de disparaitre... Le dauphin Hector mesure entre 1,20 et 1,40 metre, n'a pas de grand nez comme Flipper et, pour sa couleur grise, blanche et noire, est surnomme le "Panda des mers"... On est exaltes par cette rencontre furtive... Notre guide nous explique qu'on ne pourra descendre a l'eau que si les dauphins manifestent une envie de jouer avec nous : il faut qu'ils tournent autour du bateau quelques minutes pour etre sur qu'on ne les derangera pas. On repart en quete d'un autre groupe et, tandis que le bateau avance a bonne allure, quatre autres dauphins arrivent par l'arriere a toute vitesse, sautant hors de l'eau, fusant sous la coque... Ils s'attardent, on coupe les moteurs pour les regarder... Ils restent la... C'est parti ! Assya se jette a l'eau la premiere, et voit les dauphins passer tout pres d'elle... Plus tard, Ben la rejoint et voit un couple de ces acrobates des mers le froler a moins d'un metre. Quand l'un d'eux saute a cote de lui, il prend les gouttes en pleine figure... Surrealiste ! Plusieurs groupes ont apparemment decide de jouer : bientot une dizaine de petits Hector nagent autour de nous, passant parfois juste a cote de nos jambes. Ils sont tellement vifs qu'on peine a les suivre et a les voir glisser derriere ou sous nous... La rencontre dure une quinzaine de minutes, avant que les dauphins ne s'eloignent. Ils ont a faire : ils passent le plus clair du temps a pecher et consomment chaque jour 10% de leur poid en petits poissons ! A notre echelle, ca voudrait dire manger un Big Mac toutes les demi-heures pendant 24 heures ! Deux bateaux ont quitte l'agence en meme temps. Le notre semble avoir ete verni : l'autre embarcation est revenue bredouille... Une fois encore, la chance etait avec nous ! Merci la vie !!

On pense a vous, a bientot !
Dans 24 heures, nous serons en Australie. Nous decollons ce mardi apres-midi pour Melbourne ou nous attendent Maria, Marco et la petite Sienna. On quitte la Nouvelle-Zelande apres un sejour trop court, intense en decouvertes de toutes sortes... Merci pour tous vos mails malgre l'absence de nouvelles, une fois de plus, on s'est regales en vous lisant ! Comme vous le voyez, tout va bien... On espere ne plus etre aussi longtemps sans contact avec vous... Bonne fin de vacances scolaires, on nous a dit que les premieres gelees et les decorations de Noel avaient pointe le bout de leur nez. On profite de l'occasion pour vous annoncer la visite, desormais officielle, de Celine, Olivier et Serge en Inde ! Rendez-vous est pris devant le Taj Mahal le 12 Fevrier 2008 ! Youpi !
On pense a vous tous et on vous embrasse ! A tres vite,
Assya et Benjamin