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La Thailande par bonzes et par veaux ! - 17/12/2007

Le Roi Singe

Lopburi, la planete des singes

Nous poursuivons notre remontee vers le Nord de la Thailande, en quittant Ayuthaya dans de petits souliers. Ben qui s'est ecorche le pied a Koh Tao se soigne regulierement a l'eosine. Sauf que ce jour-ci, l'eosine deborde de ses chaussettes. Nous nous rendons compte, au moment du depart, qu'il a mouchete tout le parquet de la maison de teck centenaire - rez de chaussee, couloir, chambre - de taches rouges... sans doute indelebiles ! Petite touche artistique frenchy sur l'heritage architectural thailandais ! 
Avec tout ca, nous ratons notre train pour Lopburi, ou plutot on decouvre que la feuille horaire, denichee a l'office de Tourisme de Bangkok, affiche des trains fantomes et indique des horaires totalement farfelus : il faudra donc attendre un peu. Notre patience est peu recompensee puisque nous voyons arriver a quai un train completement bonde. Nous montons tant bien que mal et tentons de trouver une position debout confortable dans l'allee centrale, au milieu de Thailandais, eux aussi victimes du surbooking. Nous ne nous en faisons pas outre mesure puisque nous n'avons que deux heures de trajet, mais la situation se corse tres vite a l'arrivee des premiers marchands ! Toutes les cinq minutes, ils circulent avec boissons, plats et snacks a vendre... Inutile de se rendre au wagon restaurant, ici le restaurant vient a vous ... et sa carte est variee : fruits frais, boissons chaudes ou froides, brochettes, paniers de boules gluantes inconnues, bouillons, riz et curry ... Toute la gastronomie thailandaise, portee sur un plateau, defile sous nos yeux. Peut etre que si nous avions eu la place pour lever un bras, nous aurions goute quelque chose ! Mais il faut a chaque passage se contortionner, bouger les sacs et faire de la place ...

A Lopburi, au pied de notre hotel digne du decor de "Shining", nous connaissons de nouveaux emois culinaires ! Il faut dire qu'ils sont nombreux depuis notre arrivee en Thailande ! On trouve de quoi alimenter et notre appetit et notre gourmandise a de nombreux coins de rue. Les echoppes, la plupart du temps des roulottes equipees parfois d'un poste de cuisson, rivalisent de couleurs, d'odeurs et de savoir-faire. On est particulierement surpris par la dexterite de ces vendeurs de rue : ils realisent miniardises sucrees ou salees (on a souvent du mal a savoir) de toute beaute. Quant au gout, comment dire ? On ne sait pas toujours exactement ce qu'on mange, mais on sait que c'est bon !
 
A l'approche du temple que nous souhaitons visiter, nous croisons un singe qui traverse nonchalamment la rue, au milieu d'une circulation chaotique. Plus loin, ils sont nombreux, ses congeneres, juches sur les grilles de l'enceinte religieuse... Mais ce n'est rien compare a la colonie de macaques qui nous attendent sur les murs et les toits du temple ! Endormis, sur le qui-vive, en plein repas ou en seance epouillage, ils sont des centaines a troner au milieu de la ville sur ce bout de territoire qui leur appartient ! Du patriarche a la legion de bebes macaques, ces singes sauvages ne sont aucunement genes par la presence des humains. Bien au contraire, leur peur a totalement disparu et certains ont meme envie d'en decoudre. On croise plusieurs touristes, affaires a retrouver le singe voleur qui a derobe le porte cle ou la paire de lunettes Gucci ... L'un d'entre eux se fait meme mordre en tentant de recuperer l'etole de sa belle... Ils sont quatre a epauler le voleur et a tirer un bout de l'echarpe face a ce grand bonhomme, quand un cinquieme arrive par derriere et plante ses dents dans son bras ! Et gare a celui qui s'aventure dans l'enceinte du temple avec de la nourriture a la main ! De notre cote, on a une experience plus sympathique avec ces petits animaux a la fois craquants et effrayants : le sac de Ben leur plait beaucoup, a tel point que plus d'un lui sautera dessus et tentera d'ouvrir les poches ! Quand on explore la ville, ses palais, marches et temples, on s'apercoit qu'ils sont nombreux a errer sur les toits et les cables : territoire etonnement etendu pour ces animaux proteges par les moines et les bouddhisme !



Sur notre Mob !

Je ne reconnais plus personne en mob a Mae Sot

Le lendemain, nous reprenons la route pour Mae Sot, petit village a la frontiere de la Birmanie. Pour y arriver, nous combinons train, marche et quatre heures de minibus accompagnes de sept etudiantes infirmieres !

La nuit venue, la fete foraine du village bat son plein. On tombe par hasard, au cours de cette peregrination nocturne, sur des centaines de petits stands, echoppes, marchands ... Differences et similitudes. Ici comme chez nous, on tire a la flechette sur des ballons gonflables pour gagner des peluches enormes. Ici comme chez nous, on peche des canards pour remporter des lots. Ici comme chez nous, on monte dans la grand'roue pour prendre de la hauteur.... meme si, ici, la grand'roue ne dispose que de 10 nacelles, ne monte pas a 6 metres et est actionnee par des hommes qui poussent pour la faire tourner ! Nous sommes dans un recoin peu visite, et les regards intrigues ou amuses des habitants sourient des differences visibles sur nos visages et nos vetements. Une dame tombe meme a la renverse en scrutant Assya sur plusieurs metres ! Nous sommes devisages de toutes parts, mais il est si simple de briser la glace : "Sawaadi Khap", le "bonjour" thailandais ouvre les visages et les rires. Alors, le contact est d'autant plus facile quand Ben s'aventure a gouter des insectes grilles ! Il teste sa premiere chenille et ne demande pas son reste ... ce qui amuse beaucoup les passants !

Apres une visite de cette ville multi-culturelle, aux influences sino-birmo-thailandaises, on entreprend de visiter les environs et de debusquer un temple perdu au milieu de la vegetation... C'est un peu loin et le temps nous manquera sans doute : pourquoi ne pas louer une mobylette ? Seul hic : aucun de nous n'a jamais goute aux joies de la "mob"... Ben part donc seul, pour un tour de cinquante metres d'exploration, afin de voir comment reagit la bete ! Il est juste arrete en chemin par des policiers conciliants, apres avoir emprunte un sens interdit ! La route est longue pour devenir biker ! Mais, il dompte rapidement notre destrier et nous voila partis sur les routes de l'ouest thailandais ! On fait escale sur un marche birman, juste a la frontiere. De l'autre cote de la riviere, frontiere naturelle, se dessine ce pays que nous aurions tellement aime visiter !

Puis, on se ballade au milieu des collines et des champs. On traverse de petits villages : scenes immobiles de personnes agees assises devant leur maison, scenes immuables de travaux agraires et de betail, scenes mouvantes d'enfants sur le chemin de l'ecole. Pas de temple a l'horizon pourtant. On demande notre route a de nombreux villageois qui nous l'expliquent par de grands signes... On roule, on roule et on s'amuse... jusqu'a s'apercevoir que notre plein d'essence baisse dangereusement et que nous sommes bien loin de la ville... On s'imagine deja pousser notre destrier sur des dizaines de kilometres... On arrete les voitures pour demander, a renfort de gestes et de mimiques, ou nous pouvons remplir notre moto ... Et on finit par trouver un petit boui-boui de deux metres carres avec des cuves emplies d'un liquide pourpre et des tuyaux d'arrosage qui en sortent ! Nous sommes a la station essence ! On ne parle pas Anglais et nos quelques mots de Thai ne seront pas suffisants. Tres amuse, le Monsieur nous demande combien nous voulons d'essence en nous montrant la graduation de sa cuve... On passe commande sans trop connaitre la capacite de notre reservoir. Il actionne alors sa pompe manuellement et le liquide abonde alors du tuyau ! Demander le prix est tout aussi cocasse... On avance pieces et billets jusqu'a ce que le compte soit juste ! Vrai moment de communication et de complicite sans les mots ... En chemin, on s'arrete dans une ecole pour encourager de petits basketteurs en herbe. Les paniers sont ... de vrais paniers en osier, tenus a bout de bras par de petites filles, perchees sur des chaises. On gonfle un de nos ballons pour l'offrir a un petit groupe d'enfants sur le cote ! Ils sont reconnaissants de ce petit pas grand chose et nous saluent chaleureusement !
On a finalement du mal a se separer de notre mobylette, tant elle nous a emmene loin des sentiers battus, a la decouverte de petits coins perdus de campagne... Nous n'aurons finalement pas trouve ce fameux temple, mais on a gagne beaucoup plus !



Les Beatles ?

Chiang Mai entre douceur et douleur ...

On apprehendait un peu l'escale a Chiang Mai, deuxieme ville de Thailande, apres nos petits deboirs a Bangkok. Allait-on connaitre les memes difficultes a s'orienter, a respirer ou a dormir en silence ?
Des les premieres rues, nous sommes rassures et enchantes par cette superbe ville. Tous les avantages et commodites d'une grande bourgade sans les inconvenients. Chiang Mai est plus calme et plus douce que Bangkok. Elle est plus concentree aussi et on y prend tres vite nos marques. La pollution ne couvre pas le ciel d'un epais manteau et nous n'avons pas a chercher le bleu dans le gris. Les couleurs sont omnipresentes, dans le dore des chedis, le rouge des temples, l'ocre des toges des moines, le jaune des lampions et le bleu des uniformes d'ecoliers.
On a prevu de visiter les villages alentours mais finalement Chiang Mai nous retient comme un aimant ! Nous passons des journees a arpenter les rues, a visiter les temples, a deambuler sur les marches diurnes et nocturnes.

Plus qu'ailleurs, les Thais sont adorables, gratifiant chaque echange de regards d'un sourire appuye ou de quelques mots. Plus qu'ailleurs, on croise de nombreux bonzes. Ils eclairent les rues de leur presence discrete et sereine et contribuent a l'atmosphere paisible de cette ville verdoyante. Dans la ville des dizaines de temples, nous sommes les temoins d'une forme de "schizophrenie" sociale : d'un cote, il est demande aux Occidentaux de porter des tenues correctes et de ne pas montrer des signes d'affection en public ; de l'autre cote, des dizaines de bar a filles ou a "lady-boy", comme on les appelle ici, ont pignon sur rue. La prostitution ne se cache pas et prend des visages... plus ou moins rases !

Chiang Mai est une escale importante pour Assya car elle y a planifie d'ameliorer ses techniques de massage. Elle avait "subi" a Koh Tao son premier massage traditionnel... Un peu ouloureux, car fonde sur les points de pression et les manipulations du corps pour l'etirer et l'assouplir... Sans doute un peu brutal pour nos petits corps douillets, puisque les nombreux Thailandais, qui se font masser sur des paillasses ou des chaises posees dans la rue, semblent apprecier les manipulations ! On est loin du glamour, de l'intimite et du cocon qui entourent generalement le concept du massage. Apres de nombreuses hesitations, Assya s'inscrit sur une session de massage des pieds et reflexologie, pour un apprentissage particulier avec Peet. La jeune femme a appris les techniques dans une des ecoles renommees de Thailande. Les cours se passent tres bien et elle decroche son certificat apres avoir du considerablement augmente la pression de ses mouvements pour satisfaire aux exigences thailandaises ! Nous nous offrons quelques jours plus tard un massage dans la rue, dans un stand populaire. Ben decouvre le massage traditionnel thai et Assya le redecouvre... Meme bilan... Decidemment, nos corps ne sont pas habitues a des pressions si fortes et a des etirements si pousses... Assya s'en sort avec quelques bleus et nous passons la demi-heure de massage, transis sur nos chaises, machoires serrees et fou-rires reprimes de voir notre seance relaxation transformee en torture ! Pour conclure, la masseuse nous conseille de prendre une heure complete pour etre plus detendus... "Detendus" ??!



Tout \'jaune\' dehors pour le Roi

L'anniversaire du Roi ... en bonne compagnie !

Lever a 4h15 du matin en un jour particulier. C'est aujourd'hui l'anniversaire du Roi de Thailande !

La proprietaire de notre Guest House nous a indique un rassemblement de 1 600 moines a cinq heures du matin a la porte principale de la ville ! Au bout d'une demi-heure de marche, on decouvre une place totalement deserte... Seuls quelques moines dans les rues s'adonnent a la quete quotidienne du matin, mais aucun rassemblement a l'horizon. Decus, on rentre se coucher, bien decides a trouver ensuite le lieu de vraies festivites ! La ville est entierement decoree. Des lampions jaunes (la couleur du Roi) sont installes partout, sur chaque arbre et chaque portail. Les effigies et drapeaux du Roi sont de sortie. Aux abords de nombreux temples, des groupes de musiciens ou de jeunes danseuses offrent des spectacles en l'honneur des 80 ans du monarque.

La fete est partout et nous sommes impatients de rencontrer la personne avec laquelle nous allons partager une partie des festivites : il s'agit de Manoon, l'ami d'Oranut que nous avions rencontree il y a dix jours. Nous l'avons appele des notre arrivee et avons rendez-vous en cette soiree si paticuliere...
A 18h30, nous decouvrons un petit monsieur moustachu dynamique et brillant ! Consultant en ressources humaines pour les hotels de la ville, il maitrise un Anglais parfait. Nous embarquons au bord de sa voiture pour nous rendre a un feu d'artifices de 80 minutes a l'exterieur de la ville ! En route, nous apprenons beaucoup sur le Roi, les coutumes thailandaises, la corruption et surtout l'amour immense que la majorite des Thailandais portent a leur monarque ! C'est stupefiant : connait on la date d'anniversaire de notre President ? En parlant de President, l'information la plus importante qui a perce en Thailande sur la politique francaise actuelle est le divorce de Sarkozy et Manoon nous interroge beaucoup sur les tenants et aboutissants de cette separation !

Le feu d'artifices est somptueux meme s'il se fait attendre. Selon les croyances, il doit commencer a 19h19 car le 9 est un chiffre sacre... Si le lancement a 19 est compromis, il faut attendre 19h29, etc... Finalement, il sera lance a 19h49, apres la diffusion de l'hymne du Roi. Des les premieres notes, tout le monde s'arrete, se leve et se tait. Nous regardons l'esplanade s'eteindre, puis se ranimer trois minutes plus tard du mouvement des milliers de familles thai venues pour l'occasion. Moment tres solennel rompu par les explosions des petards dans le ciel... Pensees pour nos derniers feux d'artifices francais les 5 et 13 juillet derniers avec nos amis !

Apres le spectacle, Manoon nous emmene dans son restaurant prefere : une petite gargotte excentree ou il commande pour nous les plats les plys typiques et populaires de la Thailande du Nord. On voit alors defiler un bol de riz et  cinq plats en sauce... bouillons et curry, salades et pates... Un festin ! On se regale de plats que nous n'aurions sans doute jamais ose commander ou dont nous ne connaissions meme pas l'existence ! Tout est delicieux et la compagnie de Manoon l'erudit est en soi un regal. On se quitte sur des envies de retrouvailles ici ou en France !



L\'oeil du tigre...

Combats de coqs et de poids-plumes

Nouvelles peregrinations, cartes et guides enfouis dans nos sacs a dos ! On se laisse porter par les couleurs et les sons. Dans un petit quartier residentiel, nous sommes attires par les cris enjoues de plusieurs hommes : supporters d'un match de foot ? Ils semblent arranguer leur equipe ... On s'approche pour decouvrir un ring de carton au milieu de la cour d'une maison. Le portail est ouvert et le maitre des lieux nous fait signe de nous avancer... Au milieu du ring, 2 coqs de combat en plein entrainement... Les coups de becs sont impressionnants. Fort heureusement ici, les coqs ne sont pas equipes de lames aux pattes pour blesser ou tuer leur adversaire. Et pourtant, dans ce gallodrome de fortune, la rapidite et la ferocite des assauts nous laissent bouche bee. La tenacite de ces betes nous impressionne. Prises de becs, saut et coups d'ergot. Le spectacle fait beaucoup rire les proprietaires des coqs et nous trouvons la scene a la fois tres violente et fascinante. On a bien le tableau de Remy Cogghe en tete et on se souvient que cette pratique, vivace ici, fait clairement partie des traditions du Nord (dedicace aux 12 Pieds). Puisque c'est un entrainement, les combats sont vite arretes. C'est alors le debut d'une seance incroyable de soins pour le coq. Il est lave et soigne, plume par plume. Chaque centimetre carre est examine... Le coq de combat se meut alors en poussin inoffensif et se laisse dorloter en gloussant ! Contrastes... et sentiments meles.

Le soir meme, nous avons rendez-vous avec un autre type de combat. Nous assistons a une soiree de boxe thai.
Neuf matchs de 5 rounds de 21h a minuit dans le plus grand stade au Nord de la Thailande. On a, en fait, l'impression de se retrouver dans une pittoresque salle d'entrainement de quartier. Tres vite, on comprend que le spectacle est plus attrayant que le decor. Les matchs s'enchainent et ne se ressemblent pas, rythmes par les harangues de la foule de parieurs. Une petite formation de musiciens thai ponctuent le combat et lui confere une dramaturgie et une intensite particulieres. Pieds, poings, genoux et coudes fusent. Deux K.O. sont enregistres... et sans doute de nombreux bleus et contusions ! Pieds nus, les combattants encaissent les coups portes sur l'ensemble du corps et le visage.
Le rituel nous fascine... Annonce des competiteurs, prieres et Wai Kru en signe de respect a l'entraineur, echauffement sur le ring sous la forme d'une danse captivante, gongs et saluts... Au-dela de ce ceremonial, les combats en eux-memes sont a la fois captivants et tres violents... presque derangeants meme quand les combattants sont des adolescents de 47 kilos !



En action... culinaire

Le coup du wok enflamme !

On n'allait pas se laisser retourner l'estomac par toute cette violence !
Chiang Mai etait aussi pour Assya la destination par excellence pour apprendre la cuisine thai. Ben, pris d'une passion pour la gastronomie du pays et tout aussi motive par la perspective de vous recevoir a notre retour, se joint finalement a l'aventure.

Nous reservons une journee de cours de cuisine, administree par un grand chef dans sa maison de banlieue.
Permpoon nous propose d'abord un petit tour sur le marche local : reconnaissance des epices, fruits et legumes, petits trucs pour selectionner les meilleurs ingredients.
Tabliers sur les epaules, nous profitons ensuite du savoir faire et des recettes du maitre. Poulet noix de cajou, sauce aigre douce, riz gluant a la mangue, soupe au lait de coco, pad thai, curry vert et curry paneng ... Decouper les legumes, extraire toute la saveur du piment ou enflammer son wok, il nous divulgue tous ses petits secrets ! Les ingredients crepitent dans nos woks et les spatules en ecorce de coco recueillent de subtiles saveurs. On avance pas a pas dans la realisation de recettes succulentes ! Esperons que nous saurons encore les preparer a notre retour !

Depuis nous sommes entrer au Laos, escale de derniere minute de "notrepetittour"... Apres plusieurs heures de voyage, nous avons passe la frontiere terrestre a Chiang Khong.
On espere que tout se passe pour le mieux pour vous !

On vous embrasse fort. A bientot !