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Derniers jours au coeur bolivien - 06/10/2007

Cyrille dans la brume

Cyrille dans la brume

Nous vous écrivons depuis le Pérou après plus d'une semaine passée loin de tout, et au plus près de la culture Aymara aux cotes de notre ami Cyrille. Nous nous sommes retrouves, comme prévu, le 21 septembre dernier,devant l'Elysée bolivien. Des le lendemain, nous avons quitte la capitale a bord de son pick-up.
Direction : Italaque, à trois heures au nord. C'est la que réside Cyrille. Sa paroisse comporte 28 communautés qu'il visite régulièrement pour dire la messe, confesser les habitants et échanger avec eux... Des ce samedi, nous l'accompagnons dans deux de ces visites.

En route, nous longeons la Cordillère Royale et ses sommets enneigés, avant de quitter le bitume pour les routes de poussière, puis de pierre. Deux visites. On pourrait penser que l'affaire prend quelques heures, tout au plus. Nous découvrons comment, sur les flancs défoncés des Andes, les distances s'accentuent pour atteindre ces villages recules. Deux visites, c'est une journée. Nous bondissons et rebondissons dans le 4x4, au milieu de nulle part. Nous avançons entre 3500 et 4000 mètres d'altitude. Les montagnes sont immenses, et portent toutes ou presque la marque de la culture Inca : les terrasses s'échelonnent du bas jusqu'au sommet. On croirait presque voir les rizières de Chine. Les sculpteurs de montagne ont sévi jusqu'aux pentes les plus abruptes. Les vallées encaissées sont autant de précipices que nous longeons sur notre chemin vers Poque, la première communauté visitée.

Cyrille nous avait déjà parle du goût des Aymaras pour l'alcool, toute fête étant le prétexte pour abuser de la Chicha, le breuvage de maïs local. Dans l'immensité Andine, dans le froid d'une telle altitude, on peut comprendre le besoin de se réchauffer - au propre comme au figuré - entre voisins... Pour autant, rien ne nous préparait a la découverte de Poque : les deux catéchistes et une bonne partie des villageois étaient en effet complètement saouls a notre arrivée, a 11 heures du matin. Ils ont 50, 60 ou 70 ans, et cette douzaine d'adultes sont pour autant raides bourres.
La visite, dont ils ont pourtant déterminé la date, ils l'ont oubliée. Comme des enfants, ils se confondent en excuses devant les réprobations de Cyrille. Sur ses six dernières visites, quatre ont été annulées de la sorte. Un vieillard à l'oeil vitreux nous explique - incapable d'articuler - que le fils du catéchiste a obtenu un parrainage pour un voyage de classe. D'ou la beuverie de plusieurs jours. La femme du catéchiste, alcoolisée elle aussi, bredouille la larme à l'oeil des excuses à Ben. On ne comprend qu'après coup qu'elle le prend pour un prêtre. Forcement, les blancs qui s'enfoncent si loin dans les montagnes ne peuvent être que des missionnaires. Aucun touriste ne s'aventure ici. D'ailleurs, toute la semaine, Ben se verra appelé "Padre" par petits et grands... Sensation étrange, inédite, mais pas déplaisante !

Arrivée à 15 heures à Tuntunani pour la seconde visite du jour. Il faut vider l'église, qui sert d'entrepôt aux sacs de ciment entre deux messes. On installe et on nettoie les bancs, Ben aide a la manoeuvre. Au moment ou il demande le chiffon pour laver un banc, l'habitant qui le lui tend lui demande "Tu vas savoir ?" Assurément, les Aymaras de ces villages ont une certaine image du gringo... Cyrille finit par dire la messe dans cette petite église bondée, pendant que nous prenons des photos des enfants. Pour la plupart, ils n'ont jamais vu d'appareil photo et se pressent devant l'écran du boîtier, hilares, des que nous leur montrons les cliches...

On réalise après cette première journée combien la mission de Cyrille est ardue. Il faut bien du courage pour parcourir tous ces kilomètres accidentes, parfois pour rien. Nous arrivons à Italaque à la nuit tombée. Les vingt dernières minutes de route sont un dénivelé de 500 mètres ou Cyrille fait valoir ses talents de pilote sur 73 courbes (on les a comptées !)... On découvre sa belle et grande maison, derrière l'église. La brume est de sortie. A cette altitude, on a bel et bien la tête dans les nuages !

Nous avons passe l'essentiel de la semaine dans cette vapeur blanche ou se devinait la silhouette longiligne des eucalyptus (eh oui) et des montagnes en terrasses. L'occasion pour nous de profiter, en soirée, de la collection de films de notre prêtre cinéphile et de goûter a nouveau au plaisir de cocooner dans un canapé devant la telle... Les repas avec Cyrille n'ont pas été tristes non plus, riches en conversations en tous genres, du sex appeal de Sharon Stone a des rêves de chocolat. Gourmandise oblige...

Vous l'aurez compris, ces villages reculés où ne passe qu'un bus par jour ne sont le plus souvent accessibles qu'en voiture. Cyrille possède la seule d'Italaque, indispensable. On s'en aperçoit d'autant plus, de bon matin, en réalisant que, la tête ailleurs, notre ami a enferme les clés dans le pick up... C'est la qu'on réalise combien les films sont truques... Une heure et demi d'acharnement, cintre en main, mais ni Cyrille - dit le "Crocheteur du 93" - ni Ben, "Le souleveur de Roubaix" n'arriveront a bout des portières japonaises de la Toyota récalcitrante... C'est finalement Carmelo, un bénévole de la paroisse - et ex-instructeur de police - qui ouvrira la voiture... en cinq minutes.

La paroisse d'Italaque gère également la garderie. Nous y avons accompagne Cyrille a plusieurs reprises, sous le regard interrogateur - parfois inquiet - de la douzaine d'enfants qui la compose. Avec eux, nous avons déjeuné sur des tables à ras du sol, nous avons joue et dessine, créant finalement un vrai contact avec certains. Même au bout du monde, même loin de tout, les enfants s'amusent des mêmes choses, ont les mêmes jeux... Même si le contexte est bel et bien différent. Et le contexte ici est en grande partie dicte par une culture ancestrale...



Aymaras, entre solemnité et passivité

Aymaras, entre solemnité et passivité


Peuple des montagnes, civilisation pre-inca, les Aymaras n'ont vraisemblablement pas beaucoup change au fil de siècles. Les Incas les ont colonise vers le XIII e siecle. Travail force, impot arbitraire... Deux cents ans plus tard, les Conquistadores les ont remplaces. Autre colonisateur, même quotidien ou presque. Peut-etre trouve-t-on dans ces siècles d'occupation la réponse a la nature des Aymaras : durs au mal, timides a l'extreme, ils ne s'ouvrent que tres peu. Courtois, tous venaient nous serrer la main lors des visites, ou de nos promenades avec Cyrille. Pour autant, les conversations tournent vite court. A plusieurs reprises, nous avons dine avec des jeunes du village. Les faire parler relevait souvent de l'exploit. Cyrille en est arrive a proposer un concours de blagues durant le repas et c'est... Ben qui s'est illustre en mimant l'histoire d'un accouchement et d'un gardien de but... La seulement, ces adolescents se sont laisses aller a rire, en masquant leur sourire, évidemment...

Si les jeunes parlent tous l'Espagnol, les anciens ne parlent parfois que l'Aymara. Une langue que Cyrille a du apprendre, et qui rythme les chants de la messe. La messe, l'occasion de voir affluer les populations d'Italaque ou d'ailleurs dans leur costume typique. Les femmes - les cholitas comme on les appelle - portent toutes une jupe large et épaisse, un gilet et un chapeau. Dans leur dos, l'innamovible "aguayo", un carre de tissu raye dans lequel elles transportent à peu près tout. Leur bébé surtout... Recette pour bien envelopper son nourrisson : étendre son aguayo au sol, poser une couverture par dessus, ajouter un enfant - de quelques mois a quatre ans - replier les bords à la facon d'un nem et faire passer le tout par dessus l'épaule avant de nouer l'aguayo sur votre poitrine... Impressionnant ! On en a vu se baisser, se secouer, et jamais un bambin n'a bouge... Les enfants ont l'air bien a l'aise, trimballes ainsi sur les interminables marches qui séparent les foyers de la route ou de l'église. Alors que nous grimpions avec peine vers la petite communauté de Milichina, nous avons été dépassés par une cholita en sandales, son bebe sur le dos, que nous avons regardé, médusés, s'éloigner allègrement pendant que nous reprenions notre souffle. Car on a beau s'habituer a l'altitude - c'est a dire ne pas êetre malades - nous n'en sommes pas des cabris pour autant, même si Assya s'en sort vraiment bien ! A 4000 metres, la moindre ascension coupe le souffle en quelques instants. Acclimates depuis toujours, les Aymaras nous ont donc souvent impressionnes par leur faculté à grimper a tout allure, autant que par leur endurance. On en a vus marcher sans relache, charges comme des baudets. Ou attendre des heures durant, sous la pluie, sans broncher. Durs et courageux.

Champions du monde de l'heure bolivienne, les Aymaras ne s'émeuvent pas de deux ou trois heures de retard. Ils répondent facilement un "oui" que l'on sent êetre un "non" déguisé... Autant d'écueils avec lesquels compose Cyrille au quotidien. Pour autant, les sourires que nous avons parfois croises sont perçus comme de vrais signes d'amitiés, qui font chaud au coeur.

Autre caractéristique que nous avons trouve aux Aymaras : leur relation assez distante à toute forme d'hygiène. Dans cette vie difficile, à cultiver les champs, ou à élever des moutons, dans ces maisons sans eau courante, on comprend que la douche quotidienne n'existe pas. Du coup, les enfants véhiculent souvent un parfum étrange, voire des marques de crasse ou... de la galle. Les pieds dans leur sandale en pneus, petits et grands laissent souvent à voir que le savon n'est pas passé la depuis la dernière éclipse... Certains enfants que nous avons croisés étaient beaux à tomber, et attachants en diable, malgré leur place particulière dans la société Aymara.

Ronaldo : 3 mois, 3 kilos...

Ronaldo : 3 mois, 3 kilos...

.... particuliere... c'est le moins que l'on puisse dire de notre petit point de vue d'Europeen... Nous rencontrons le Pere Diego de Mocomoco, un pretre funky, bourre d'humour  et ami de Cyrille. Dans ses jambes, le visage adorable du petit Ronaldo, son temperament jovial et ses yeux petillants... Il a ete recueilli par Diego,il y a 2 ans. A 3 mois, le petit ne pesait que 3 kilos... Ses parents le laissaient mourir... Il etait le jumeau qu'on ne nourrit pas. Dans certaines communautes aymaras, avoir des jumeaux est un mauvais presage, source de malheur... L'un d'eux ne peut donc pas vivre : On laisse donc mourir le plus faible... La chance de Ronaldo, aujourd'hui plus grand et plus fort que son jumeau, mais interdit de sejour dans son village d'origine, ce fut Diego... Le Pere a ainsi recueilli plusieurs autres enfants... cas isoles, cas representatifs... difficile a dire pour nous, vu de l'exterieur... cas effrayants en tous cas.
Si une mere meurt en couche, on laisse aussi mourir l'enfant et si l'enfant est le fruit d'une union illegitime et cachee, la pression de la commumnaute pousse souvent de jeunes meres a l'avortement ou au meurtre du nouveau-ne... Quand la grele tombe sur un village, c'est le signe qu'une fille du village a avorte... un comite passe en revue toutes les jeunes filles pour connaitre la "criminelle" qui est punie... Si aucune ne se denonce, on va jusqu'a voir si les jeuens femmes ont du lait...

Sans Diego, Ronaldo etait vendu sur le marche pour 80 bolivianos : 8 euros. Ici, une chevre vaut 180 bols, et un lama plus de 400 bols ! Souvent, des associations ou l'Eglise aident les parents et fournissent du lait... qui finit dans les mangeoirs des animaux... Les enfants semblent davantage nourris au soda, voire au cafe.... Pas de calins, pas de bisous apercus... juste le rapport a la fois proche et distancie des bebes camoufles dans les aguayos sur les dos des mamans. Dur a entendre, dur a comprendre, mais difficile de juger avec toute la distance de notre culture ou l'enfant est au coeur de nos vies et de nos foyers...

Par certains traits, ces lignes pourraient donner l'impression que nous avons vecu chez des monstres... Il n'en est rien. Nous voulions juste partager certains aspects de la culture que nous avons decouverte avec Cyrille. Une culture millenaire que nos yeux d'europeens auraient tot fait de juger. Nous avons essaye de comprendre un petit bout de ces traditions qui evoluent, doucement mais surement. De cette semaine, nous retiendrons surtout les repas que nous ont offert des habitants qui n'avaient rien, les sourires tolerants provoques par nos differences, la curiosite de la plupart des enfants qui voulaient en savoir plus sur le monde derriere les montagnes. Une telle experience ne se partage pas souvent. Merci encore a toi, Cyrille, et merci a toutes celles et ceux qui nous ont permis ces decouvertes...

Heureusement, on sait faire la fête à Italaque !

Heureusement, on sait faire la fête à Italaque !

Selon la tradition, Cyrille organisait une fete pour San Miguel, saint patron de la paroisse. Au programme, trois journees de concours, auxquelles nous avons eu la chance d'assister et parfois meme d'organiser et de participer !

Le concours de dessin pour les jeunes du village et des alentours a ete  un vrai succes : 15 adolescents et 10 enfants se sont reunis dans une salle, que nous avions specialement amenagee, pour composer, feutres ou crayons de couleurs en main, sur le theme des "paysages d'Italaque" ou des "animaux" pour les plus petits... Les dessins nous ont stupefaits...  Ceux des enfants etaient tres attendrissants : des canards et des chiens a gogo, sous des drapeaux boliviens (!) rehausses par quelques coups de crayons de Ben ou Cyrille. Nous avons aussi decouvert des adolescents particulierement talentueux, usant a merveille des degrades, des perspectives... Si les Aymaras s'expriment peu par la parole, ces adolescents ont partage tout leur univers de couleurs et de profondeurs d'une tres jolie maniere... Participant au jury de selection, nous avons eu le plus grand mal a departager ces petits genies et a repartir les lots : radio, montre et DVD, puis pour les plus petits, lampe de chevet, sucreries et livres de coloriage et d'eveil !

En Bolivie, pas un village sans une eglise et un terrain de foot ! Rien de plus important donc que le championnat de football masculin ... et feminin ! Enfin , Futsal precisement : 5 joueurs par equipe, un terrain de handball, dessine a la main et au juge avec du platre en poudre, des buts en branche d'arbre, de l'action et des buts ! Pour nous, le seul acces au terrain, perche au milieu des montagnes et en haut du village, fut deja du sport ! On a encore du mal a comprendre comment les joueurs sont parvenus a courir, sauter, dribbler et tacler a 3 700 metres d'altitude ! Et pourtant, les 14 equipes inscrites au tournoi, issues d'Italaque, mais aussi des provinces plus eloignees de Mocomoco ou d'Umanata, n'ont pas boude leurs efforts. Bien au contraire ! Apres avoir, pour certains, marche pendant des heures pour arriver a Italaque, les joueuses et joueurs nous ont epate par leur combativite et leur envie de gagner ! Gestes techniques, contacts violents et derapages sur le terrain caillouteux autant chez les hommes que chez les filles... sous la pluie souvent et dans la brume et le froid toujours... alors que seuls nos yeux depassaient de nos coupe-vents ! Les participants se cachent sous des plastiques et attendent leur match, imperturbables, avec une patience indescriptible ... Les filles sont impressionnantes ! Certaines ont troque la tenue de cholitas pour un short et des baskets, mais d'autres nous offrent un mix vestimentaire savoureux et completement decapant : elles ne quittent ni le chapeau melon, ni la longue jupe et y ajoutent un T-Shirt ample et des baskets !

Au final, les equipes de notre village d'adoption s'illustrent et les filles et les garcons d'Italaque se placent respectivement a la 2e et 1e place du tournoi ! Les lots sont aussi exotiques que les tenues : un quintal de sucre, des moutons et le 1er prix : un lama !
Le soir, apres un diner avec l'equipe de foot masculin de Mocomoco (favorite du tournoi), Cyrille organise une "dancing party" au village ! Nous arrivons un peu tard pour laisser la fete se mettre en place : en effet, meme les jeunes ici sont tres timides et on espere que notre presence ne les fera pas fuir ... A notre arrivee, on decouvre une maniere de danser totalement insolite ! Pas celle des villes et des filles en jean, mais celle des jeunes des villages isoles des Andes ! Les garcons forment une ligne et, face a eux, les filles sont egalement alignees. Dans ce face a face a un metre de distance, les sexes ne se melangent pas, ils se regardent a peine, sans parole, ni geste l'un envers l'autre... On s'integre dans les files et on tente d'imiter quelques secondes les "pas en avant - pas en arriere". Tres vite, on s'apercoit que les mouvements et les musiques sont tres peu varies... A vrai dire, chaque nouvelle chanson, typiquement bolivienne, distille exactement le meme rythme !

On tente quelques improvisations et quelques mouvements bien sentis pour donner un peu de tonus et de vie a tout ca... Un peu genre delires psychedeliques, sauce danse des canards ... enfin, vous imaginez ! Des les premiers gestes, les gloussements dissimules des cholitas et les rires des garcons nous font comprendre que l'on est observe de tres pres par nos voisins de file... sans compter les 30 jeunes a l'exterieur qui regardent par la fenetre sans oser danser ! Cyrille tente de varier les plaisirs musicaux et lance le CD de Shakira... Sans doute intimides par le changement de rythme et de style, tous les danseurs se rassoient... et Cyrille entraine Assya dans un rock endiable. Apres ce passage seuls en scene sur "Hips don't lie", les applaudissement fusent mais personne ne revient sur scene... A tel point que l'on remet le CD de chansons traditionnelles ! Finalement, les frontieres connues par ces jeunes ne sont pas seulement les montagnes et l'isolement geographique : la frontiere est aussi musicale et culturelle, a tel point que la nouveaute fait un peu peur... De meme, les codes nous paraissent bien etablis, tellement, que finalement, ici, l'improvisation et la spontaneite sont eclipses... Nous passons une excellente soiree, impatients de vivre le dernier des concours...

Quatre villages sont en lice pour le concours de danses et de musiques traditionnelles. Avant sa mise en place, nous profitons du seul jour de beau temps de la semaine pour randonner dans la matinee et tenter un peu de grimpette sur les flancs des montagnes ! Bonheur et souffle court ! La place d'Italaque s'emplit de monde et de couleurs... Pompons colores a la ceinture, plumes sur le chapeau, peau de bete sur le dos, les participants brillent de leurs costumes traditionnels. Le folklore de la region s'illustre aussi par des instruments originaux. Les groupes defilent, jouent et dansent autour de la place et devant le jury d'autorites, preside par ... Ben ! Pour l'occasion, il a revetu la coiffe traditionnelle des sikuris : le chulio recouvert de son panama ... ce qui n'a de cesse d'amuser tous les passants ! Assya est aussi une source de divertissement ... vu la facon craintive dont elle garde et mene aux vainqueurs leur lot : le fameux lama !
Un dernier diner en compagnie des jeunes d'Italaque et du Prof d'informatique, le tres sympathique Marco, arrose de blagues, clot avec  brio ses festivites inoubliables, partages avec les habitants de cette region !



Du glacier jusqu\'au lac...

Du glacier jusqu'au lac...

Dimanche dernier, nous quittons Italaque apres plus d'une semaine en terre Aymara. Apres la messe, nous chargeons la voiture sous le soleil, direction Sorata. Nous longeons donc les eaux d'un bleu intense du lac Titicaca avant de grimper dans les montagnes, puis de descendre vers ce que certains n'hesitent pas a appeler le "Paradis terrestre"... Et on les comprend ! A mi-chemin entre les Andes et la jungle, Sorata jouit d'un climat et d'une lumiere d'une douceur exceptionnelle. Sur sa place, des palmiers en temoigne, tandis que le glacier de l'Illampu - un des plus hauts sommets sudamericains - domine la ville nichee a ses pieds. Avec Cyrille, nous nous promenons dans ces rues pavees d'un autre temps, ou les facades coloniales defraichies donnent des envies d'investissements ! Il fait bon vivre a Sorata, nous l'avons compris malgre cette trop courte visite. Car notre visa bolivien sentait l'expiration. Il nous fallait vite nous rapprocher de la frontiere peruvienne. En route donc pour Copacabana, sur la rive sud du lac Titicaca. Faute de temps, nous n'avons malheureusement pas pu visiter l'ile du Soleil, berceau de la civilisation Inca. On se rattrapera avec Machu Pichu... A Copacabana ou nous passons la nuit (au fait, rien a voir avec le Bresil, pas de danseuses a moitie nues, pas de samba...) nous apprenons par un bref passage internet une tres bonne nouvelle : Chiney, notre chat que nous avions laisse en France et qui s'etait sauvee a ete retrouvee ! Charlotte et Simon prennent soin d'elle apres sa fugue de 45 jours. On ne sait toujours pas comment elle a retrouve son chemin ! Trop contents, nous sommes alles trinquer a cette bonne nouvelle. Mardi dernier, nous avons quitte Cyrille en le remerciant pour toutes ces decouvertes extraordinaires. Passage de la frontiere vers Puno, pour quinze jours au Perou, dont nous vous dirons tout tres bientot...

PS : Pour une raison inconnue, nous n'arrivons pas accéder a notre site depuis le passage de la frontière peruvienne. Notre petit monde serait-il censuré par les autorités ? Grand merci, donc, à Charbel pour l'actualisation du site. Les conditions de rédaction de ces textes ont été difficiles... Merci d'avance pour votre compréhension. Nous ajouterons de nouvelles photos de Bolivie des que nous aurons été déclasses des sites banis du Pérou !!! ;o)

A très bientôt, nous vous embrassons,

Benjamin et Assya